Culture, jeunesse et mobilité – réunion du 9 mars

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Alexandra Pamiès :

Merci Valentin, je suis heureuse de pouvoir développer devant vous trois sujets qui me sont chers : tout d’abord la culture, domaine de ma première vocation l’archéologie grâce à laquelle j’ai eu le bonheur de mener sur notre commune de nombreuses actions, aujourd’hui mère de 3 enfants et récemment enseignante j’accorde un intérêt particulier à notre second thème : la jeunesse, actrice essentielle d’une ville en transition, et je terminerai par le thème de la mobilité, sujet sur lequel j’ai travaillé durant plusieurs années afin d’améliorer nos pratiques en particulier celles liées aux déplacements scolaires.

Culture

Un proverbe africain dit : « Un homme sans culture, c’est comme un zèbre sans rayures. » Alors ne perdons pas notre identité mais cultivons-la.

C’est pourquoi notre liste s’engage à réactiver la politique culturelle menée sous la mandature de notre ancien maire, Jean-François Acot-Mirande, qui a fait naître (sans aucun jeu de mots) de nombreux projets, et événements marquants pour notre territoire, qui perdurent encore aujourd’hui, et je n’en citerai qu’un, le plus cher à mon cœur pour y avoir un peu contribué, le futur Musée maritime et forestier du Pays de Buch. Je profite d’ailleurs de ce moment pour souligner et saluer le travail remarquable effectué par l’équipe du projet musée et les bénévoles de l’Association des Amis de la Préfiguration du Musée.

Vous l’aurez compris la culture tiendra une place de choix dans notre politique, et je ne m’étendrai pas sur le sujet, j’ajouterai simplement que nous soutenons l’ensemble des projets culturels en cours et valoriserons les équipements en place par une programmation riche et éclectique. Les actions que nous envisageons sont en phase avec notre projet de ville en transition pour La-Teste-de-Buch, et tournées vers la valorisation et la préservation de notre patrimoine culturelle et naturelle.

Autre sujet essentiel d’une ville en transition : la jeunesse

En ce qui concerne la jeunesse notre projet s’articule autour d’un mot : « soutien ». En effet nous soutiendrons les jeunes dans tous les domaines : la culture, l’emploi, le logement, l’éducation, le sport et la mobilité.

Pour cela, nous souhaitons créer deux structures dédiées à nos jeunes : un Centre des cultures urbaines et une Maison de la Jeunesse et de la Culture, implantés à proximité des équipements sportifs de la plaine Gilbert Moga.

La culture urbaine est aujourd’hui très présente sur notre territoire : graffiti, street art, rap, hip-hop, skate, roller et j’en passe … A travers ce lieu, il s’agit de soutenir les jeunes dans leur désir de création et de mettre l’accent sur l’accompagnement et le développement de ces nouvelles pratiques, en valorisant les acteurs locaux et en les réunissant dans un même lieu.

Le Centre des cultures urbaines vient ainsi compléter et renforcer les équipements sportifs existants de la plaine Gilbert Moga.

Une Maison des Jeunes et de la Culture sera jointe à cet ensemble. Il s’agit-là d’un espace d’accueil informel et permanent où tout jeune peut être reçu par un professionnel qui l’écoute activement, le conseille et l’oriente en lui proposant : stages, accompagnement à la scolarité, aide aux logements, aide à l’emploi, aide à la mobilité…

En soutien à nos jeunes, nous souhaitons également qu’ils puissent avoir facilement accès à la culture et aux sports. Pour cela nous mettrons en place deux outils : un « pass’jeune » pour bénéficier des activités et événements culturels à tarifs adaptés, et un « pass’sport » pour leur permettre de s’initier à plusieurs disciplines sportives en partenariat avec les associations locales. Ainsi chaque année, un enfant de La-Teste-de-Buch (âgé entre 6 et 15 ans) pourrait s’initier gratuitement à plusieurs sports (peut-être 3) ce qui lui permettrait de faire un choix avant de souscrire une licence annuelle.

Autre soutien : en rapport à la mobilité des jeunes testerins. Pour faciliter leurs déplacements, nous créerons un service d’aide à la mobilité. Il s’agit de fournir un accompagnement qui permette à chaque jeune de réfléchir au mode de déplacement le mieux adapté à son trajet, qu’il se rende vers le travail, les études ou les loisirs. Toutes les offres de transport circulant sur l’ensemble du Bassin ou en direction de la métropole bordelaise seront proposées. Afin d’encourager les pratiques alternatives à la voiture individuelle, nous nous engageons à apporter à nos jeunes des aides financières pour tout abonnement (bus, train, tram, vélos en libre service…).

 

Mobilité

Parfaite transition pour aborder le thème de la mobilité.

Sur notre territoire, comme partout ailleurs, les transports restent la principale cause des émissions de gaz à effet de serre, entrainant pollution de l’air et réchauffement climatique. Notre territoire est de plus en plus impacté par les problèmes liés à la voiture individuelle : embouteillage permanent, encombrement du centre ville, insécurité, pics de pollution.

Malgré une offre de transport alternatif existante sur notre territoire (bus, TER, aire de covoiturage, zones cyclables) la répartition modale actuelle fait toujours la part belle à la voiture individuelle, atteignant, selon les dernières données du Sybarval, les 72% par rapport aux autres modes de déplacements, ce qui nous place au dessus de la moyenne nationale.

Dans ce contexte où la voiture tient une place très forte, il est temps d’engager un report modal en faveur des mobilités actives et ce pour tous les déplacements, les courts comme les longs.

Les déplacements courts

Afin de favoriser l’usage des modes actifs sur les trajets courts,

  • Premier point, nous encouragerons les déplacements à pied dans la ville : comment ?
  • Tout d’abord en aménageant davantage d’aires piétonnes et de zones de rencontre
  • Puis en rendant le centre ville plus attractif par la valorisation des commerces de proximité, par un cœur de ville plus vert moins bétonné, et par l’installation de mobilier urbain invitant à la promenade.
  • En facilitant également le déplacement des personnes à mobilité réduite par des aménagements mieux adaptés : une chaussée mise à niveau, l’accessibilité des commerces et des structures municipales.
  • Mais aussi en sécurisant les abords des écoles afin de faciliter la mise en place de ramassage scolaire alternatif et participatif tels que les pédibus, les vélobus ou encore le rosalie-bus (modèle nouvellement mis en place sur Bordeaux et qui remporte en franc succès auprès des habitants)
  • Puis en créant des parcs relais aux entrées de ville et à proximité des grands axes, afin d’inciter les visiteurs à déposer leur véhicule pour rejoindre le centre ville à pied ou par navettes électriques
  • Enfin en organisant plusieurs fois dans l’année des opérations challenge de type : « à l’école sans voiture » ou « une journée sans voiture en centre ville».

 

  • Second point, nous nous engageons à faciliter les déplacements à vélo dans la ville :
  • Tout d’abord en créant un système de vélos en libre service et une maison du vélo, participative et solidaire, pour aider à la maintenance mais aussi pour apporter un soutien à la remise en selle
  • Puis en offrant un meilleur maillage des circuits cyclables dans la ville, en particulier dans le centre où les zones cyclables sont discontinues et peu présentes.
  • En autorisant également le double-sens cyclable sur les voies à sens unique
  • En sécurisant la traversée des cyclistes et des piétons sur la voie directe par une signalétique renforcée et peut-être envisager l’installation de ponts ou tunnels dédiés.
  • En aménageant plusieurs espaces de stationnement vélosdans la ville : arceaux ou garages à vélos collectifs et sécurisés
  • Et enfin en développant le vélo-taxi: service de transport écologique, rapide et économique, et en mutualisant le système le rosalie-bus pour les scolaires et les séniors dans leur trajet quotidien, comme c’est le cas sur Bordeaux Bastide.

 

  • Par ailleurs pour faire adopter de bonnes pratiques, une collectivité doit être exemplaire :
    • C’est pourquoi, nous mettrons en place un plan de déplacement de collectivité. Il s’agit d’un outil de management à la mobilité qui permet à une collectivité territoriale d’intégrer et d’adopter des pratiques plus vertueuses en matière de déplacements. A l’issue d’un diagnostic, un ensemble de mesures et un conseil personnalisé sont mis en place pour accompagner l’ensemble des agents vers des alternatives à la voiture individuelle. Par exemple avec la mise en place de covoiturage, ou encore la promotion du télétravail et des visioconférences dans le but de minimiser au maximum les déplacements quotidiens.
    • Par ailleurs, nous nous engageons à renouveler intégralement la flotte des véhicules légers municipaux par des véhicules électriques.

 

Concernant les déplacements longs

La Teste-de-Buch est une commune très étendue, avec une surface de plus 180 km², où tout parait éloigné. L’usage de la voiture individuelle y est donc privilégié pour le moindre déplacement, tout particulièrement pour les Pylataises-Pylatais et les Cazalines-Cazalins. Afin d’améliorer leurs déplacements et de réduire l’usage de la voiture individuelle, nous veillerons au sein de la COBAS :

  • à renforcer tout d’abord le réseau de transport en commun. Comment ?
  • En proposant la gratuité des transports publics
  • En aménageant des voies réservées vers des lieux phares, tels que le Pôle Santé ou encore la Dune et les plages océanes
  • Et enfin en améliorant le cadencement du réseau Baïa, et je pense en particulier à la navette Cazaux-La Teste, qui ne fonctionne plus après 19h et ne propose aucun trajet le dimanche, obligeant Cazalines et Cazalins à utiliser leur voiture.

 

  • Nous veillerons de plus à optimiser le réseau ferroviaire existant :
  • en augmentant le cadencement et le nombre d’arrêt de la ligne Arcachon/Biganos
  • et en étudiant la possibilité de relancer la ligne ferroviaire La Teste – Cazaux.

 

  • Pour finir nous nous engageons à favoriser l’intermodalité.
    • Pour cela nous mettrons enfin en œuvre l’aménagement d’un pôle d’échange multimodal à la gare.
    • Et nous créerons un outil de mise en relation pour faciliter le covoiturage et la mise en place d’autres systèmes d’entraide à destination des Testerines Testerins et de tous les usagers de la COBAS. Le but est de coordonner et de mutualiser leurs déplacements quotidiens ou occasionnels.

Pour résumer, notre liste s’engage à inverser la tendance du « tout auto » au profit des mobilités actives afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de rendre notre ville plus attractive, moins encombrée et plus sûre. Bref concevoir une ville en transition.

Merci de votre attention.

 

4 - Alexandra Pamiès