Biodiversité – réunion publique 9 mars 2020

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Par Matthias Labarbe (twitter https://twitter.com/muchasmatthias) :

 

Je me présente brièvement, je suis Matthias Labarbe, je suis né et j’ai grandi ici, et je suis parti faire mes études et ma première décennie professionnelle entre le Royaume-Uni et Paris. De retour dans ma région natale depuis quelques années maintenant, je suis DJ d’un côté, et créateur d’une agence écoresponsable de l’autre. De par cette implication dans les activités en pleine nature et le tourisme durable, je vais donc vous parler de la part de notre programme relatif à la biodiversité.

NOTRE COMMUNE DE LA TESTE-DE-BUCH

Comme vous le savez, notre commune de La Teste-de-Buch, est une des plus grandes communes de France en superficie, avec ses sites remarquables tels que la Dune du Pilat et le Lac de Cazaux, mais aussi avec ses plages océanes et sa forêt usagère.

 

Elle est également une des plus peuplées des 3 zones intercommunales de la région (regroupant les communes de la COBAS, de la COBAN, & du Val de l’Eyre) avec près de 17% de la population de cette zone qui regroupe quand même plus de 150 000 personnes.

 

Avec ses plages océanes, son lac, ses forêts, notre ville concentre beaucoup de sites naturels classés Zone Natura 2000, que ce soit les Prés Salés, la Forêt Usagère sur la partie sud de la commune, ou encore le Parc Naturel Marin.

 

En cette période d’urgence climatique, les zones remarquables que constituent notre commune sont évidemment Timpactées par la croissance démographique, touristique & industrielle, et une baisse significative de la biodiversité marine, terrestre et de l’avifaune est constatée depuis de nombreuses années.

 

En effet, son attraction grandissante génère une population globale, et estivale toujours plus grande, nécessitant une vigilance accrue et une dynamique environnementale proactive afin de pérenniser ces espaces naturels et de préparer la transition vers une ville écoresponsable.

 

 

NOS ENGAGEMENTS POUR LA BIODIVERSITÉ

 

Pour se faire, Valentin et l’équipe, nous nous engageons dans un premier temps à présenter publiquement le bilan environnemental chaque année, comme évoqué par Valentin précédemment. Et notamment en tenant à jour et disponible pour tous, l’Atlas de la Biodiversité Communale, ce document étant introuvable actuellement. Cet atlas consiste en un grand inventaire de la biodiversité sur le territoire, qui sera mis à jour tous les ans, avec la participation active des associations de protection de la nature, des chasseurs, de la SEPANSO, du Parc Naturel Marin, du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, et bien sûr des services communaux.

 

En termes d’actions terrain, nous souhaitons préserver les réservoirs de biodiversité tels que la Pinède de Conteau et la zone basse du vieux Pilat car ces zones, selon le P.L.U. actuel peuvent être urbanisables à terme. Nous nous y opposons fermement.

En ce qui concerne la Forêt Usagère, nous veillerons à ce que l’appellation N.R.F.U. perdure.
Nous règlerons aussi les passifs tels la résolution des 30Ha de Forêt Usagère promis et actés dans des délibérations des municipalités de La Teset, de Gujan et d’Arcachon en 1974 !!

Vous avez pu certainement voir que nous avons manifesté à la Pinède de Conteau pour qu’il n’y ait plus de coupes telles qu’il y a eu récemment, afin que les aigrettes garzettes notamment, puissent garder leur habitat naturel. Nous souhaitons aussi préserver les corridors de biodiversité entre les coupures d’urbanisation telles que la zone Pissens/Laurey (entre l’ancien hôpital Jean Hameau et le boulevard Louis Lignon), et ce afin d’autoriser la migration des espèces.

 

 

Afin de soutenir la biodiversité en ville, nous souhaitons végétaliser la ville, créer des parcs urbains et des ilots de fraicheur, tels que présenté par Françoise précédemment, et nous souhaitons également faire éteindre l’éclairage public nocturne pour éviter de gêner les animaux nocturnes et pour diminuer la consommation d’énergie.

Nous nous engagerons également dans une politique de zéro pesticide pour les entreprises que nous accompagnerons dans cette démarche. Ainsi un jardinier privé ne pourra pas utiliser de pesticides sur le territoire afin d’assurer des sols sains et que les efforts fournis par les uns ne soient pas rendus caducs par les autres.

Nous souhaitons aussi soutenir la plaisance douce en promouvant la pratique de la voile, proposer la gratuité des corps-morts pour les bateaux non polluants, et nous envisageons des taxes relatives à la puissance des bateaux, dans le but de limiter la course à la sur-motorisation pratiquée par certains plaisanciers. Et ainsi promouvoir un label « ville côtière amie de la voile » afin d’ériger notre commune comme fer de lance en la matière.

Nous nous impliquerons également avec la Parc Naturel Marin et la SEPANSO, afin de pouvoir être force de proposition quant aux grandes décisions à prendre relatives à la gestion de la Réserve Naturelle du Banc d’Arguin. Nous estimons que nous ne livrerons pas une Réserve Naturelle Nationale comme celle du Banc d’Arguin au tourisme de masse sans en réguler l’usage avec les professionnels marins.

TOURISME ALTERNATIF


Pour revenir au tourisme, comme vous le savez tous, c’est un des moteurs de notre économie, apportant des revenus considérables à la région. Nous souhaitons, au travers de la préservation de la biodiversité, développer un tourisme alternatif, durable et écologiquement responsable. Ainsi nous envisageons de réinjecter une partie de ces revenus générés par le tourisme, dans la préservation et la sensibilisation. Nous pourrions par exemple proposer des emplois saisonniers à des endroits clés (port, coopérative…) qui permettrait le dialogue avec les plaisanciers et les vacanciers et les informeraient sur les différentes zones protégées, fragiles, ou encore sur les bons comportements à adopter.


Au passage, je vous rappelle que nous organisons une réunion publique ce mercredi, le 11 mars, au Pyla, sur les thèmes de l’érosion et de la submersion, sujets bien trop vastes pour être abordés ici, et pourtant primordiaux pour l’avenir des habitants de la commune et de la région ! Je vous invite donc à venir nombreux.


Nous envisageons également de réactiver le festival du film de l’environnement, afin d’appuyer cette sensibilisation. Ce festival avait été créé il y a une quinzaine d’années à l’initiative de certains membres de cette liste, et était précurseur en la matière en France. Nous connaissons tous le pouvoir de l’image de nos jours. Et malgré notre surutilisation des smartphones et tablettes, certains films ou documentaires remportent un franc succès en salles spécialisées, démontrant un intérêt certain et croissant auprès du grand public. Des documentaires comme « Une Vérité Qui Dérange » d’Al Gore, « La Terre Vue du Ciel » de Yann Arthus-Bertrand ou encore « Demain » de Cyril Dion, font partie des locomotives du genre, et ont généré énormément de réactions positives, voire même des vocations… En effet, le documentaire « Demain » par exemple, montre les alternatives positives en termes d’agriculture, d’éducation, de mobilité, d’économie et de démocratie. Et il a ouvert les yeux au million de personnes qui s’étaient déplacées en salle pour le voir, et certains ont décidé de lancer des initiatives similaires sur leur territoire, permettant une sensibilisation au plus grand nombre. C’est pourquoi ce projet nous tient à cœur.

 

 

Enfin, pour terminer cette présentation de notre vision de la biodiversité, au niveau du Sybarval (le syndicat du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre), nous souhaitons maintenir toutes les zones naturelles non urbanisées au sein du nouveau Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), et souhaitons le reclassement de parcelles en terreS agricoles destinées au maraîchage bio afin de nourrir le territoire en circuits courts, ce dont Valentin parlera plus longuement tout à l’heure. A ce sujet, comme vous avez certainement pu le voir, nous avions organisé une manifestation à Cap de Mount à Cazaux, pour s’opposer au projet immobilier du maire sortant qui menacerait un peu plus la biodiversité de cette zone. Notre volonté est d’y installer une première ferme municipale qui permettrait de fournir les écoles de la ville en produits bio et locaux tout en créant de l’emploi !

Abordant ce sujet, je laisse désormais la parole à Alice qui va vous parler de ces projets de fermes urbaines plus en détail.

 

5 - Matthias Labarbe - Biodiversite